dimanche 31 juillet 2011

Juste pour nourir : Une première édition qui fait courir les foules!


Il y avait foule à la première édition du volet Juste pour nourrir, ou la première « initiative de restauration de rue dirigée » à Montréal. Mis sur pied par Gaëlle Cerf, la dynamique copropriétaire du camion de tacos Grunman'78 et le festival Juste pour rire, l’évènement rassemblait des kiosques opérés par huit équipes de passionnés.

Les festivaliers pouvaient choisir entre les mets proposés par les Cons Servent, Bottega, Le Comptoir, Les Trois Petits Bouchons, La Fabrique, Entre 2 cuisses, Le Nouveau Palais et bien entendu l’immanquable camion jaune de Grunman. Camion jaune, pour lequel une file impressionnante s’étirait jusqu’à l’extérieur du minuscule quadrilatère clôturé au coin de Sainte-Catherine et Jeanne-Mance aménagé pour l’occasion lors de mon arrivée sur le site. 


Même si les organisateurs avaient pensé à un système de coupons pour faciliter et accélérer le paiement, beaucoup de confusion régnait dans l’air. En effet, 2$ donnait droit à deux coupons, or certains kiosques proposaient des mets à deux coupons, d’autres à quatre et même à trois (il fallait donc négocier avec les sulfureuses vendeuses pour se faire vendre des coupons unitaires.)

Il était donc un peu difficile d’évaluer ses réels besoins en coupons et la foule entassée dans le petit quadrilatère rendait ardu un tour d’horizon des options. Heureusement, les drôles de dames vendant des coupons étaient assez facilement reconnaissables dans leur microscopique chandail jaune fluo.

La porchetta de Bottega
La décourageante ligne, qui avançait à pas de tortue, pour les tacos du camion Grunman'78, aura eu raison de ma patience et de mon estomac qui hurlait famine. Je me suis donc tournée vers les sandwichs à la porchetta, ce rôti de porc italien bien juteux, de Bottega.

Accompagné de moutarde de Dijon, de légumes grillés marinés, la porchetta, qui était tendre à souhait, était malheureusement servie sur un petit pain ayant souffert d’avoir été exposé trop longtemps à l’air libre. Le tout manquait un peu de finesse.



Je me suis ensuite dirigée vers le grill des Cons Servent, où une gigantesque cloche était sonnée pour chacune des commandes passées, afin d’y déguster de sublimes brochettes de caille grillées à la portugaise. Fondant dans la bouche, la viande délicate, au parfum si particulier, avait été marinée de façon à lui donner un maximum de jus, permettant aux saveurs d’exploser lors de la grillade sans pour autant donner un plat final sec. Très réussi.

Une soirée, c’est assurément trop peu, et à voir la foule présente, je ne suis pas la seule à me passionner par le bouffe de rue de qualité. D’ici à ce que la ville de Montréal se décide à arriver en 2011 et à laisser la créativité des restaurateurs de la ville nous épater dans la rue comme on le voit à New York, Vancouver, San Francisco, etc. je vous invite à joindre le groupe Facebook « POUR la bouffe de rue à Montréal »  

Caroline Cloutier (@CaroCloutier sur twitter)
 

2 commentaires:

Marie-Anne a dit...

Ca me rappelle les calzones de rue à Naples, qui sont parmi les meilleures qu'il m'a été donné de goûter. Inégalable. Une belle série de photos particulièrement appétissantes.

Carotte + Lychee a dit...

@Marie-Anne Merci du tuyau, si je me décide à retourner en Italie, j'irai faire un tour à Naples! Pour moi la bouffe de rue, c'est le reflet de l'âme d'une ville et quoi de plus triste qu'une ville sans âme...