samedi 8 octobre 2011

Resto : Kazu : le petit izakaya montréalais dont tout le monde parle


La première fois que je suis allée manger chez Kazu, cette minuscule brasserie japonaise coin Sainte-Catherine et Saint-Marc, je dois avouer que j’ai eu une mauvaise expérience. Mon repas était fade, trop cuit et sans âme. Bref, c’est donc avec un certain scepticisme que j’accueillais chaque personne me louangeant la cuisine de cet izakaya.

Pour ceux qui seraient moins familiers avec le concept, un izakaya est un endroit relax à mi-chemin entre la taverne et le restaurant où il est possible de manger, généralement des petites bouchées, et boire un coup entre amis. On est loin du bar à sushis ici. Il y en a encore très peu à Montréal, mais sont légion à Vancouver par exemple (comme Hapa et Kingyo).


Donc, quelques mois après mon expérience désastreuse, j’ai décidé de laisser une deuxième chance au coureur. Nous sommes donc arrivés sur place à 17h un lundi juste à temps pour un souper avant une première de film au cinéma AMC situé à deux coins de rues de là. Juste à temps aussi pour découvrir que le restaurant n’ouvrait qu’à 17h30 et que la file de gens affamés commence à s’étirer dangereusement au-delà de la capacité du local. Il faut dire que l’endroit est microscopique ce qui lui confère une ambiance familiale absolument charmante, mais ce n’est pas la place pour y aller en groupe.


Une fois installé sur les tabourets du bar, nous nous sommes appliqués à déchiffrer le menu simplement écrit sur des feuilles format 8 ½ X 11 collées au mur derrière nous.


Pour commencer, nous avons partagé un bol d’edamame, ces jeunes fèves de soya cuites à la vapeur et servi avec de gros cristaux de sel et des graines de sésame dans ce cas-ci.


Puis nous avons poursuivi notre repas avec une assiette de porc mariné pendant 48 heures. La viande, présentée en effiloché, était tendre à souhait et servie sur un lit de riz de très bonne qualité cuit juste à point accompagnée de gingembre mariné.


Finalement, nous avons terminé le repas en savourant un Okonomiyaki végétarien. L’ Okonomiyaki est un genre d’hybride entre une omelette et une crêpe contenant généralement des œufs, de la farine, du yam râpé, de l’eau et tous les autres ingrédients que vous souhaitez y ajouter comme des fruits de mer, de la viande ou davantage de légumes. Le plat est servi couvert de sauce à okonomiyaki, un genre de ketchup à la sauce soya, et de mayonnaise. Celle de Kazu, servi sous un monticule de laitue, poivron et tempura, était absolument savoureuse combinant bien les saveurs et les textures.


Notre voisin de bar, avec qui nous avions sympathisé, s’était commandé une assiette de cou de porc qu’il a gentiment partagé avec nous. Oubliez les ribs et célébrez le cou de porc. La peau était croustillante et bien assaisonnée et la viande fondait littéralement dans nos bouches. Même si nous étions sur le point d’exploser, nous n’avons pas pu résister à terminer nos morceaux respectifs en se promettant d’ajouter ce plat à notre prochain festin chez Kazu.

Bien entendu, nous avons arrosé le souper de saké chaud pour aider à faire descendre le tout, mais la maison dispose d’un bon choix de bières importées du Japon. Après tout, un izakaya, c’est une brasserie! Petite note, Kazu n’accepte que l’argent comptant. Prévoyez une trentaine de dollars par personne incluant l’alcool.

KAZU
1862 Sainte-Catherine ouest
(514) 937-2333
Lundi au dimanche de midi à 15h
17:30–21:30
Fermé le mardi et les samedi midi

3 commentaires:

Jean-Philippe Murray a dit...

J'y suis allé l'été dernier et mon expérience à aussi été décevante. Malheureusement, au prix de la facture que ça nous a finalement coûté, l'envie de leur donner une deuxième chance ici est presque nulle...

Caroline Cloutier a dit...

Donc, ce que j'en déduis, c'est que Kazu a une cuisine qui peut être inégale.

Jean-Philippe Murray a dit...

J'imagine que ça se comprend, quand l'essentiel de ce que tu proposes change à chaque jour !